LES MOTS

LES LIVRES

Un visage connu

Un homme avec un visage connu. Avec ses traits, il est connu par tout le monde, mais personne n’arrive a mettre un nom sur ce visage. Une figure autoritaire sans doute qui fait craindre ceux qui lui approchent. Une image collective gravée dans les mémoires sans être reconnue pourtant. En fait, cette personne est un acteur vieissant qui joue de tout petits rôles: un truand, un grand-pèrer, un tueur, un magnat d’industrie etc. Ses scènes étant si courtes et son nom n’apparaissant qu’au générique de la fin, il garde son anonymat. Sa vie ne corréspond pas du tout à celle qu’il joue à l’écran. Il va prendre le bus pour rentrer, il vit sur un salaire syndical, sa vie est au bord du gouffre. Münir Göle met en scène un dilemme interessant avec beaucoup de malentendus, des faux-semblants, reflets, mystères. Un roman à plusieurs niveaux.

Alakarga, Istanbul, 2018

 


La Rumeur

Un livre d’essais dans lequel Münir Göle prend sous sa loupe le mécanisme de la rumeur. Il expand le sujet du simple potin à la légende urbaine L’origine de la rumeur, son status social, sa crédibilité, sa continuité, sa fin, sa relation avec la mémoire, l’ère d’internet et bien plus sont assemblés en une synthèse pointue dans ce petit livre. Ce n’est certainement pas un livre de potins, mais un large essai afin de comprendre ce phénomène que nous sommes tous impliqués d’une manière ou une autre.

Alakarga, Istanbul, 2016

 


Les chemins de sortie

Le protagoniste de ce livre de nouvelles est le suicide dont l’auteur n’utilise jamais le mot. Un tour d’horizon en plus de cent nouvelles très courtes, ironiques, légères. D’un point de vue, c’est un péché qu’on ne peut absoudre, d’un autre point de vue l’expression ultime de la liberté, le sujet occupe les esprits depuis les temps les plus lointains. Non seulement il y a des centaines de raisons pour commettre l’acte, il y a aussi des centaines de formes alors que tous ne sont pas nécessairement dramatiques ni faciles.

Can, Istanbul, 2015

Situations futiles

Un livre d’essais en deux parties. Une première qui suit une histoire d’amour, du premier regard à la séparation, en apparence au travers de notions et sujets aussi divers que l’évolution sexuelle, le miroir, le gaucher, la mémoire, l’angoisse, la mode, l’astrologie, les sorciers, la mélancolie, etc. La deuxième partie, ensuite, qui s’organise en une structure plus relâchée sans poser de lien entre les sujets traités, qui dessine l’auto-portrait de l’auteur à la poursuite de l’essence immuable de l’existence.

YKY, Istanbul 2012

 

La Déchirure

Trois romans sur la déchirure, une trilogie de deuil : la sortie, la séparation, le détachement. Dans l’ombre de la même femme, trois hommes racontent chacun leur propre histoire. Leurs récits, tout en les éloignant les uns des autres, vont se rejoindre quelque part. Eloignement dans le temps aussi. Le présent, le passé et le futur renferment une violence. Un livre sombre. Un livre qui provoque.

YKY, Istanbul 2010

 

L’État des Routes

Un livre sur les voyages, les visites, les pays, des plus proches aux plus lointains ? Pas exactement. Un livre sur l’impossibilité de voyager en fait, même sur la route. Un regard sur l’intime du voyageur plutôt que les sentiers battus du touriste. Un voyage dans le temps, l’histoire, la narration. Un voyage sur le voyage, un voyage dans le voyage.

YKY, Istanbul 2010

 

Les Sussurements

Un homme peste sur les femmes en traduisant un récit constitué de femmes d’Apulée, sans réussir à maintenir le fil conducteur de son écriture. Un autre homme, railleur, lit le travail du premier par-dessus son épaule en le provoquant gentiment. Des histoires entre les femmes vues par les hommes. Une interrogation sur les clichés, ce besoin incompréhensible de ressembler à tout prix à tout le monde. Un livre sur la réécriture de l’histoire, de l’autobiographie en s’appuyant sur les événements présents, une relecture d’un passé qui change, qui se remodèle sans cesse.

Can, Istanbul 2007

 

L’Impossibilité de Fuir

Un voyage dans les îles Açores. Un voyage dans la solitude, vers la solitude. Les histoires, certaines réelles, d’autres fictives se mêlent, s’emmêlent. Le voyageur traverse les paysages en essayant de tenir un journal. Le voyage et le journal le dépassent. En funambule, il essaie de trouver l’impossible équilibre entre s’enfuir et se refugier, entre se raccrocher et se détacher. Un ouvrage sur la difficulté d’appartenir

Can, Istanbul 2005

 

52 Textes acides

En 52 petits essais, un tour d’horizon dans l’histoire, dans la pensée, dans la vie. Une reformulation, une redéfinition des concepts. Un défi lancé aux idées reçues, aux valeurs convenues, aux vérités absolues. Un bol d’air de liberté, mais tout de même avec une moue sur le coin de la bouche.

Sel, Istanbul 2002  Alakarga, Istanbul, 2018

 

L’Enveloppe jaune

Un jeune homme voulant devenir artiste. Une jeune femme sans identité  repliée dans son appartenance à un homme. Une rencontre qui semble d’abord banale. Un croisement, puis un échange de destins inattendus. Un roman tissé de silences, de non-dits. Un début qui ne commence pas, une fin qui n’en est pas une.

Sel, Istanbul 2001

 

Une Ombre lointaine

Un homme qui vient d’Istanbul, jamais nommée dans le livre, arrive dans  la ville d’Anna, seule manière de nommer Prague. Tous les ingrédients sont réunis pour une belle histoire d’amour. Mais la rencontre entre Anna et son ancien amant va éveiller le monstre de la jalousie chez son petit-ami. Il partira, au sens propre et au figuré, à la recherche du passé d’Anna et de celui de sa ville d’adoption. Son guide sera Rodolphe II, le roi mélancolique, alchimiste, fou. Une torture pour se chercher, peut-être pour se retrouver. Une quête cauchemardesque sur la mémoire et les perceptions.

Afa, Istanbul 2000 (Can, Istanbul 2008)

 

Le Livre des Reflets

Sept nouvelles. Un homme entre deux femmes, une femme entre deux hommes, un homme perdu dans son présent, une femme qui efface son passé, un couple enfermé dans la plaie du quotidien. La mémoire, le temps, l’illusion, la liberté. Des histoires qui tendent un miroir au lecteur. Un affrontement.

YKY, Istanbul 2010 (Afa, Istanbul 1997)

 

 

 

 

 

AUTRES

Rencontre

“Nocturne” – Münir Göle

Editions de l’Aire, Vevey 2009

 

Les Rues d’Istanbul

“Ehram Yokuşu” – Münir Göle

YKY, İstanbul 2008

 

Lettres souterraines
“de Münir Göle à Antonio Tabucchi”
YKY, Istanbul, 2013

Sisyphe
Cem Sağbil / Münir Göle
2014

Déverser
Cem Sağbil / Münir Göle
2015

 

Traductions de Borges, Onetti, Tabucchi, Fowles et d’autres.
Plus de100 articles, essais et écrits dans les journaux et revues spécialisés

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